5 Choses apprises à l'Expo Basquiat

Mis à jour : 11 déc. 2018





Il ya quelques temps nous sommes allés voir l'expo “Jean-Michel Basquiat” à la Fondation Louis Vuitton histoire d'en savoir un peu plus sur l'un des artistes Afro-Américain les plus influents de sa génération. Voici en 5 points, ce que nous avons retenu de notre visite. Un grand merci à Passionnément Art pour l'invitation.


1- Basquiat était un homme conscient de sa négritude


Pour Dieter Buchhart, commissaire de l’exposition Basquiat à la fondation Vuitton, Jean-Michel Basquiat fait la synthèse de ses diverses origines et appartenances. Il relie l’Atlantique noire, la diaspora africaine, l’esclavage, le colonialisme, la répression et l’exploitation avec la période dans laquelle il vit, le New-York des années 1980.


Tout au long de sa jeune carrière, Basquiat dénonce l’oppression et le racisme. On retiendra notamment la représentation menaçante d’un policier blanc (La Hara) qui fait écho à un autre tableau dont le titre dit tout : Irony of a Negro Policeman. (ci-dessus)


Très tôt, il visite les musées new-yorkais en compagnie de sa mère et est marqué par l’absence de la figure noire dans l’art. D’ascendance haïtienne et portoricaine, il explore ses origines et transpose son sentiment du quotidien en tant qu’afro-américain dans son œuvre qui transpire la révolte.



2- La Couronne représente ses trois lignées royales



Chez Basquiat, la couronne royale devient une de ses signatures et on retrouve parfois des auréoles. Il y a quelque chose de christique dans l’homme noir représenté par Jean-Michel Basquiat. Il sera également couronné dans la vraie vie : Suzanne Pagé, commissaire générale de l’exposition, souligne qu’il est le premier créateur afro-américain à vraiment s’imposer visuellement et symboliquement dans le monde de l’art occidental.



La couronne, motif artistique caractéristique de Basquiat, reconnaît et défie l’histoire de l’art occidental. En ornant la couronne de personnalités masculines noires, athlètes, musiciens et écrivains compris, Basquiat a élevé ces artistes historiquement déshérités au statut royal, voire saint.


"La couronne de Jean-Michel a trois sommets, pour ses trois lignées royales: le poète, le musicien, le grand champion de boxe", a déclaré son ami l'artiste Francesco Clemente.



3- Basquiat a participé à la démocratisation de l'Art


Aujourd’hui, à une époque où les institutions artistiques peuvent encore être considérées comme fermées au grand public, l’art de Basquiat sert toujours de point d’entrée des décennies plus tard.


Preuve en est, la manière dont le hip-hop - une communauté encore souvent négligée dans le monde du haut-art - l'a embrassé, ainsi que son travail, ces dernières années. Les artistes noirs se sont longtemps identifiés à Basquiat, qui est devenu le premier artiste noir américain à devenir une star internationale des années 1980, avant sa mort tragique à l'âge de 27 ans.



4- Basquiat et son influence sur le HipHop



Selon Michael Rooks, conservateur du High Museum of Art d'Atlanta, les artistes comme Basquiat, Swizz Beats et Jay-Z ont dû travailler dans des circonstances similaires - c'est-à-dire en tant que noir travaillant dans une industrie à prédominance blanche et eurocentrique.


Ils ont fait fortune tout en étant également négligés par les grandes institutions, comme lorsque le MoMA a rejeté le travail de Basquiat ou que les Grammys Awards ont refusé de diffuser les performances de rap, que ce soit en 1989 ou en 2015.


Basquiat était toujours un oustsider dans son industrie, c’est le lien qu’il entretien avec la communauté hip-hop qui a longtemps évolué en marge de l'industrie de la musique et a du faire les choses par elle même en créant son propre marché. Il symbolise cet esprit d'indépendance et de résistance aux systèmes restrictifs et racistes, qui veulent maintenir le statu quo.


5- Basquiat était anti-capitaliste



Basquiat était un grand copain d’Andy Warhol. Et comme Warhol, il se moquait de la société de consommation. C’est ce qu’il fait tout à droite du tableau ci dessous, avec la petite tête de Hoek (là où c’est marqué Hoek), et qui ressemble à un Shrek des années 80 et avec l’autruche, qui étaient des marqueurs de la pop culture des années 80.

Il s’adonnait aux détournements et c’est ainsi qu’il transformait les pièces de 10 centimes (en haut à gauche). L’une montre un profil, le mot "liberté", la date, et la devise "En Dieu nous croyons".

A droite, il reproduit la pièce sur fond rose, la devise a disparu. Le profil grimace, et le symbole de copyright est apparu: il s’est approprié un objet du quotidien pour en faire sa propre toile.

Bien évidemment, si vous êtes abonnés MyShowPass, à l'une de nos formule Solo ou Duo, vous pourrez aller voir gratuitement l'exposition “Jean-Michel Basquiat” à la Fondation Louis Vuitton jusqu'au 14 janvier 2019.


Pour rappel, MyShowPass est un abonnement (sans engagement) vous permettant d'accéder en illimité aux concerts, spectacles et expos. Plus d'infos ici


Infos pratiques :

Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, Paris.


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